(Objets d'étude : Convaincre, persuader, démontrer, délibérer / Le blâme / Un mouvement littéraire : Les Lumières)
2de / 1re
EXPLICATION DU TEXTE DE MONTESQUIEU
Méthodologie de l'explication :
1) Lire le texte une première fois. Souligner les mots difficiles.
2) Repérer les éléments du paratexte (auteur, titre de l'œuvre, contexte historique et littéraire, genre littéraire, cadre spatio-temporel).
3) Relire le texte en dégageant le thème principal et la thèse développée par l'auteur.
4) Dégager le plan du texte (sa structure).
5) Analyser le texte en complétant d'abord le tableau de repérage.
6) Rédiger une brève synthèse.
Application au texte de Montesquieu :
1) Lecture du texte et vocabulaire :
« la vanité » : n.f. défaut d'une personne vaine, satisfaite d'elle-même.
« fonds » : richesses.
« places » : places fortes, canons pour se défendre.
« munies » : fortifiées.
« maux » : ce qui cause de la douleur, de la peine, du malheur (maux de tête).
« en les touchant » : on attribuait aux rois de France le pouvoir de guérir les écrouelles, par imposition des mains (inflammation tuberculeuse des ganglions du cou).
« Rebiab » : Juin.
2) Le paratexte et le genre littéraire.
L'auteur : Montesquieu.
L'œuvre : Lettres persanes (1721) parues anonymement.
Plaisante satire de la France. Mener « à la sagesse et à la vérité par le plaisir. »
Contexte littéraire : XVIIIe siècle, le siècle des Lumières (Montesquieu, Voltaire, Rousseau, Diderot).
La littérature « du cœur et de l'esprit ».
Contexte historique : Règne de Louis XIV (1638-1715).
Le genre littéraire : le genre épistolaire.
3) Thème et thèse.
Thème principal : le Roi de France, le roi soleil.
Thèse soutenue par l'auteur : le roi de France est un manipulateur, il ne tire sa force que de la naïveté de ses sujets.
4) Plan du texte.
Paragraphe n°1 : La puissance matérielle du roi.
Paragraphe n°2 : La puissance spirituelle du roi.
5) Analyse littéraire.
(Ph. 1) « Le roi de France est le plus puissant prince de l'Europe. »
- périphrase
- superlatif
- allitération en (p)
- Louis XIV, figure principale du discours.
- Valorisation du roi. (comparaison)
- Caractère pompeux de ce roi tout-puissant.
(Ph. 2) « Il n'a point de mines d'or comme le roi d'Espagne, son voisin ; mais il a plus de ...mines. »
- structure négative
- paradoxe
- comparaison implicite
- puissance matérielle.
- contradiction du roi.
- vision péjorative ( « sujets » / « mines ») : critique du peuple français.
(Ph.3) « On lui a vu entreprendre... et ses flottes, équipées. »
- rythme ternaire
- ellipse du verbe « se trouvaient »
- champ lexical de la guerre
- 3 participes passés à valeur passive.
- contradictions du roi.
- l'honneur n'est pas à vendre.
(Ph. 4) « D'ailleurs, ... comme il veut. »
- connecteur logique
- insistance « il »
- ton faussement admiratif.
(Ph. 5-6) « S'il n'a qu'un million... et ils en sont aussitôt convaincus. »
- crescendo
- parallélisme (s'il n'a... s'il a...)
- critique de la crédulité des Français.
(Ph. 7) « Il va même...qu'il a sur les esprits. »
- hyperbole
- registre satirique.
- désacralisation du roi.
- surnaturel.
6) Synthèse.
Texte à tonalité humoristique qui nous donne à voir une critique fantaisiste à objectif politique.